Les produits tunisiens extraits des fleurs sont des plus variés et des plus rares donc des plus chers en comparaison des autres pays producteurs de ce genre d'extraits comme le Maroc, l'Egypte et l'Espagne.

Le néroli tunisien, cultivé dans tout le pays est très prisé par les parfumeurs les plus prestigieux dans le monde, outre la lavande, la rose, le jasmin, le fell, la violette, l'églantier, le géranium, la lavande sauvage, le thym et le romarin.

La préparation du parfum est soumise à plusieurs étapes et procédés connus par les initiés. Certains parfums sophistiqués nécessitent le recours à une cinquantaine de fleurs en même temps. Cependant, et avec la libéralisation du marché, la Tunisie, à l'instar d'autres pays, importe de nombreux parfums embouteillés.

Toutes les civilisations ont connu le parfum et l'encens dans les rites religieux, particulièrement lors des offrandes ou les embaumements de corps. Le parfum a pour fonction aussi de purifier, d'apaiser, ou de séduire, ainsi qu'une utilité thérapeutique. Les historiens citent à ce propos les Carthaginois qui ont excellé dans ce domaine. Les archéologues ne manquent pas de témoignages palpables dans ce sens (vestiges de récipients, objets de verre, amphores en miniature, etc).