Chaussures estivales compensées très jolies, mais mort assurée à l'arrivée, Gwendoline à bout de souffle, j'aime l'effort, le don de soi, 2h pour m'en remettre...! Mais ça vaut le détour, la basilique est imposante, dominant la ville, incontournable, au sous-sol se trouve la petite chapelle, on est saisi par l'atmosphère accueillante du lieu, les voûtes aux couleurs pastel, le côté intimiste & la douceur du lieu, en observant les reliques exposées elles ne concernent que la sainte vierge (la sauveuse de Lyon contre la peste) représentée sous plusieurs formes selon le pays qui la vénère, le tableau de la sainte vierge façon pays de l'est, visage austère, dorures roquoquo, et plus loin la statue entourée de colliers de fleurs pour les fidèles de pays plus exotiques.. même si on est pas croyant, on est submergé par un inéniable bien-être, l'envie de se poser, de se recueillir... l'édifice surplombant Lyon, on peut voir au loin si la visibilité s'y prête le Mont-Blanc, moi jusque là je l'imagine, mais c'est un panorama à couper le souffle; et en quittant ces hauteurs il faut vraiment emprunter le jardin pour redescendre dans le vieux Lyon, petites allées étroites en serpentin , entourées de verdure, de fleurs, je me sens comme dans un rêve, c'est étonnant car il y règne aussi un silence religieux quand on croise des badauds... Le lendemain Jérôme m'emmène dans un salon de thé ou plutôt LA confiserie Bernachon (et non Bernadon Gwendo), célèbre artisan chocolatier, un régal tant pour les yeux que pour le palais, nous dégustons un véritable chocolat chaud, je suis surprise par l'aspect épais du breuvage, consistant, mais dès la première gorgée on est étonné par la saveur douce, onctueuse de la boisson, ni écoeurante, peu sucrée, un délice chocolaté... Et pour parfaire notre expédition des "sens" nous nous rendons au Parc de la Tête d'Or, cette fois-ci c'est un régal olfactif & encore pour les yeux qui s'offrent à nous, le parc est immense, on y croise des tortues la plupart cachée sous la vase, des daims, on passe devant un vieux manège, je remarque une autre activité ludique, des petits chevaux à conduire sur des chariots-pédalo, une petite fille s'y prend à coeur joie, plus loin on entend des enfants rire, hurler, c'est le spectacle de Guignol, pas le truc ringuard, non celui de mon enfance, avec des marionnettes magnifiques, je reconnais Guignol, le bâton... quelques euros pour les "gones" (les enfants) et un peu plus pour les parents; nous poursuivons, je crois que mon tendre guide se laisse porter par ses envies, m'amène dans des endroits insoupçonnés en plein centre de Lyon, on se croirait parfois en bord de mer (le parc a aussi un lac), on traverse une roseraie, on s'asseoit un peu plus loin profitant de la vue remarquable du site, plus envie de bouger, n'écouter que le vent qui siffle dans les feuillages, nous chatouillant le visage, le pollen omniprésent (ouf je ne suis pas allergique), le temps s'arrête ou plutôt je voudrais qu'il s'arrête, un pur instant de quiétude, de bonheur comme on en rencontre si rarement... C'est ce Lyon là que je vous présente et qui ne peut que vous séduire, un doux week end qui m'a indéniablement sorti de ma "lethargie campagnarde", merci à mon hacker adoré...